Hey, salut !

Saviez-vous qu'à chaque fois que vous saluez quelqu'un.e, vous accomplissez un des plus vieux et plus universels rituels du monde, qui est même commun avec les animaux ? 

En effet, les chercheurs pensent, que nous, mammifères, avons intégré et phrasé une habitude qui existe dans le monde animal : quand deux animaux se rencontrent, ils entrent en interaction (soumission, domination, échange...) à travers une série de gestes ou de cris : les oiseaux en se frottant le bec, les rats en couinant pour montrer leurs bonnes intentions ...

Et assez logiquement, plus nous partageons avec les animaux un patrimoine génétique proche, plus leur salut s'apparente au nôtre (ou l'inverse hein ;) : les chimpanzés se prennent la main, quand ils se rencontrent. 

Pourquoi se salue-on ?

Pour deux raisons principales :

  • faciliter les rapports sociaux, c'est à dire les relations et les échanges entre deux personnes au sein d'un groupe. 
  • pour nous protéger l'un et l'autre en nous assurant que nous avons une place dans le groupe et que nous sommes accepté.e.s.

Le salut montre tous les jours que nous existons pour autrui et qu’il respecte notre intimité.  C'est pour cela que c'est un rituel à réciprocité : lorsque nous saluons, l'autre nous répond également avec un salut, pour assurer l'altérité de l'approche et de l'échange qui se noue : chacun se met dans une disposition d'écoute et d'ouverture. 

Si c'est un rituel plein de sens, en raison de sa fréquence pluri-quotidienne, il est souvent fait machinalement et sans y penser, presque pour s'en débarrasser et rentrer dans le vif du sujet : la conversation ou la demande qu'on va faire à l'autre. 

Alors, la prochaine fois que vous dites "Salut, ca va * ? " ou que vous serrez une main, soyez en conscience, prenez le temps de regarder la personne dans les yeux, vous verrez que votre échange en sera grandement amélioré !

 

 

* D'ailleurs savez-vous d'où vient cette expression ? Au Moyen-Âge, la coutume était de s'enquérir de la santé de quelqu'un.e en le.a saluant. Le principal indicateur de l'époque étant les selles, on lui demandait alors si il avait bien déféqué 💩.